jerome1978 27 novembre 2019 Non classé no responses

Acheter de l’immobilier en Espagne, les pièges à éviter

Les banques espagnoles disposent encore aujourd’hui d’un stock d’un million de maisons saisies et à vendre. Tant et si bien qu’il est possible d’acheter des villas décotés de 40 % sur la Costa del sol. Mais attention, pour réaliser une bonne affaire il convient d’éviter les pièges, les personnes qui viennent de l’extérieur qui arrive en Espagne pour profiter de prix cassés sur l’immobilier, ignore qu’il pourrait au final se retrouver avec une ardoise plus importante.En effet le Code de l’habitation sur place présente des particularités, dont l’acheteur français ignore tout.

1 – Les charges impayées reviennent au futur propriétaire

Tout d’abord, les charges impayées sont automatiquement à la responsabilité de l’acheteur. Alors qu’en France il est possible d’acquérir un appartement ancien suite à une saisie immobilière et se laver les mains des charges qui planent, cela n’est pas le cas en Espagne. Le règlement local veut que le nouveau propriétaire prenne sur lui les impayés d’eau et d’électricité, sur le logement qu’il vient d’acheter. Pour éviter cette très fâcheuse situation, surtout si le dernier occupant est resté 2 ans sans payer ses factures, il est nécessaire de s’adresser à un avocat. Moyennant des prestations allant de 1 % à 2 % du prix du logement convoité, l’acheteur s’assurera qu’aucune charge n’est due sur l’habitation.

2 – Le stock de biens saisis à vendre des banques

Les banques espagnoles disposent un catalogue complet de maisons saisies à vendre, et se feront un plaisir de vous les présenter. Mais leurs explications arrêteront là, elles se garderont bien de vous parler des projets urbains qui viennent d’être votés et acceptés par le conseil municipal local. Au final, comme les caisses de l’État sont vides, c’est vous qui devrez participer à la construction d’une route, d’un centre culturel ou d’un nouveau gymnase. Et une fois que vous êtes devenu propriétaire, vous ne pouvez plus refuser. Renseignez-vous donc sur le projet urbain en cours au sein des municipalités que vous convoitez.

3 – Un passif dont les banques se passent très bien, les saisies bancaires

Le public croit à tort que la crise de l’immobilier ibérique a été provoquée par celle des subprimes aux États-Unis. Il s’agit d’une fausse vérité, car en fait les banques espagnoles ont été imprudentes dès le début des années 2000. À cette époque les programmes neufs se sont succédés, allant même jusqu’à créer des villes nouvelles en plein désert. Et pour écouler ces projets il a bien fallu être souple sur les conditions d’emprunt. C’est ainsi que de nombreux ménages de classes moyennes, disposant de revenus limités, ont pu devenir propriétaire en s’endettant jusqu’à 50 %. Au fur et à mesure des années, les retards de paiement se sont accumulés et le nombre de saisies bancaires a progressivement augmenté.

L’arrivée de la crise des subprimes dans la zone euro n’a fait que donner un coup d’épée supplémentaire, dans un système économique déjà affaibli par un marché immobilier en berne. Aujourd’hui les catalogues des organismes de crédit comprennent nombre de maisons saisies à vendre, dont ils aimeraient beaucoup se débarrasser afin de reconstituer leurs actifs.

Car lorsque les maisons saisies ne se vendent pas, leur prix diminue. Toutefois l’Espagne pourrait voir le bout du tunnel, et les acheteurs encore hésitants pourraient rater les meilleurs affaires. Car les prix du mètre carré commencent à se stabiliser, à un tel point que l’agence de notation Standard & Poor’s a prévu qu’ils ne perdraient que -2 % en 2014.

4 -Les bonnes affaires se négocient

Il reste toujours de bonnes affaires immobilières à faire, avec des prix décotés jusqu’à 40 %. Les établissements bancaires souhaitent se débarrasser rapidement de leurs stocks de saisies, mais ont également un problème de croissance économique. Il est ainsi possible aujourd’hui à un ménage français d’acheter une villa avec piscine saisie par une banque, tout en empruntant auprès de la même banque espagnole. Il s’agit d’ailleurs d’une des meilleures stratégies pour obtenir le meilleur prix, car l’établissement financier est gagnant sur 2 tableaux. Tout d’abord il se débarrasse d’un passif encombrant, ensuite il renoue avec la croissance en prêtant de l’argent à un particulier.

Mais il y a d’autres astuces. Ouvrir un compte courant et l’approvisionner mensuellement afin de couvrir les dépenses d’entretien, c’est une bonne idée. Demander à ladite banque un effort supplémentaire sur le prix d’achat en échange de la souscription d’une assurance habitation, c’est encore une bonne idée.

5 – des opportunités à ne pas rater

Il reste aujourd’hui plus d’un million de biens immobiliers neufs invendus, entre Marbella et Valence. De quoi faire chuter les prix, dont certains ont perdu jusqu’à 40 % depuis 2010. Aujourd’hui il est possible d’acheter une villa face à la mer, avec piscine, à 2500 € par mètre carré. Autant dire qu’il est impossible de trouver de tels prix en Bretagne, encore moins dans les Landes, et à plus forte raison sur la Côte d’Azur. En descendant plus au sud sur la Costa Blanca, il est possible de trouver une villa neuve dans une résidence avec piscine partagée et jardin. Les prix vont de 150 000 à 200 000 €, en fonction de la surface de l’habitation et de la surface du jardin.

N’hésitez pas à revenir vers nous pour vous chercher un bien pas cher qui vous correspond